Dony Aurélien

Aurélien Dony est un poète dramaturge et belge d’expression française, né à Dinant le 

Touché notamment par Henri Michaux, Dony publie un premier recueil intitulé Il n’y aura plus d’hiver à l’âge de dix-huit ans[7].

En 2013, il reçoit le Prix Georges-Lockem de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, récompensant un poète de moins de 25 ans, pour son second recueil intitulé Puisque l’aube est défaite[8]. Le recueil est publié l’année suivante aux éditions Mode Est-Ouest.

Début 2018, il publie son quatrième recueil de poésie. Intitulé Io, la belle, il a pour principale thématique la migration. Sensible à cette cause, Dony a annoncé qu’il faisait don de ses droits d’auteur à la plateforme citoyenne d’aide aux réfugiés de Bruxelles

En , il obtient le Prix Geneviève-Grand’Ry décerné par l’Association des écrivains belges de langue française. Il se le voit remettre pour Terre silence, un recueil de poésie encore inédit[12].

Dony est un ambassadeur de la poésie francophone de Belgique, qu’il a représentée au Festival international de la poésie de Trois-Rivières en 2014 et au Printemps Poétique Transfrontalier en 2018[10]. En 2019 et 2020, il est l’un des trois jeunes poètes belges sélectionnés pour participer à la résidence poétique célébrant le 20e anniversaire du jumelage Namur-Québec, organisée par la Maison de la Poésie de Namur, la Maison de la littérature de Québec et Les Offices jeunesse internationaux du Québec. En novembre 2020, il fait partie de la sélection de douze poètes mis en avant lors de la campagne « Lisez-vous le belge? 

En , durant la pandémie de Covid-19, il participe au projet « Fleurs de funérailles » lancé par le poète national Carl Norac Quelques mois plus tard, il adresse, dans le journal Le Soir, un cri d’alarme à la Première Ministre concernant l’abandon du secteur de la Culture lors de la pandémie Covid-19.

En lui attribuant le Prix Georges-Lockem de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, le jury justifie son choix en évoquant la « lucidité frémissante » de Dony et sa « fondamentale révolte contre le monde post-moderne »[8]. Cette révolte est à nouveau soulignée à l’occasion de la sortie de son cinquième recueil : le poète Rony Demaeseneer la relève en effet à l’occasion d’une recension dans Le carnet et les instants. Il note cependant que « [l]e poète […] hésite entre deux attitudes, entre le retrait et l’action ». Un constat similaire est dressé par l’association d’éducation permanente Couples et Familles qui, se basant sur le même recueil, cite Dony pour illustrer une analyse consacrée à l’émergence d’une culture insurrectionniste en Belgique mais précise que, chez lui, elle se manifeste de manière ambivalente, « par de l’intérêt, de la solidarité et néanmoins des scrupules »

À l’occasion de la parution d’Amour noir, Nicolas Crousse, critique au Soir, souligne la grande oralité de la poésie de Dony].

L’unique roman de Dony, coécrit avec Claude Raucy et intitulé Le temps des noyaux, a été reçu positivement. Le journaliste Dominique Zachary, dans une critique parue dans L’Avenir, évoque « l’écriture roborative d’un Aurélien Dony promis à un bel avenir dans nos lettres francophones »[