Cette rentrée est l’occasion de notre première exposition, à laquelle nous espérons vous accueillir nombreuses et nombreux.
Elsa ORIOL, « Figures de Contes »,
dessins, peintures et illustrations
du mardi 30 septembre au dimanche 5 octobre,
à la Galerie Couleur du Jour, 2 rue Bouvier, 75011 Paris – de 15h à 19h
Le Conte tient une place essentielle dans notre culture et interroge tous les âges de la vie (Elsa Oriol)
Qu’elle soit côté dessin, noir et blanc, côté illustration ou côté peinture, éclatement de la couleur, Elsa Oriol, c’est l’art du Portrait ou de la « Figure », l’art de l’introspection … personnages « saisis » par le pinceau dans leur moi profond, sorte de radioscopie des êtres. Les oeuvres présentées sont majoritairement à l’huile sur papier ou toile, avec des couleurs souvent saturées – comme ces rouges obscurcis de noir – des superpositions, des jeux d’ombre et de lumière, introduisant une tension propre à l’univers onirique du conte …
L’exposition présente, outre des dessins, toiles et peintures inédites d’Elsa Oriol … toutes celles de son album « Les Grands Méchants », en dialogue avec les textes de Marie Desplechin, qui, par un décalage plein d’humour, amène à les reconsidérer dans toute leur complexité et leur ambivalence …
…. « J’ai pensé que la personnalité d’Elsa ressemblait à ses peintures (mais c’est sans doute le cas de la plupart des peintres), gracieuse, élégante, déterminée. Quand j’avais une dizaine d’années, j’étais fascinée par les albums de conte illustrés par Adrienne Ségur, que j’ai retrouvés et achetés plus tard. Le livre des Bêtes enchantées, la Rose de Noël … Les images étaient une porte ouverte sur le rêve. C’est peut-être ce que je retrouve chez Elsa.
C’est Elsa qui m’a proposé de faire les textes de l’album qu’elle avait en projet pour Kaléidoscope, sur le thème des Méchants. C’était une occasion en or. Il y avait tout pour que je m’amuse, l’univers des contes, le jeu sur le décalage, l’écriture à la première personne, la mauvaise foi … j’ai fait quelques essais qui ont été acceptés, et nous avons travaillé en parallèle, elle sur les peintures, et moi sur les textes qui viendraient en regard. Il me semble que le seul point sur lequel nous avons discuté était le choix des personnages. Elle tenait ainsi à Méduse qu’elle avait très envie de peindre, et moi au Prince de la Petite Sirène qui m’a toujours posé question. L’album lui a demandé un travail considérable, sans comparaison avec le mien. Mais je suis très heureuse de constater à quel point il plaît aux enfants et il réjouit les adultes. » ( Marie Desplechin, septembre 2025)

Le Lab’Albums souhaite « donner à voir » et faire découvrir le travail d’une artiste, qui en mettant son engagement et son talent au service de l’enfance, loin de l’anecdote, confirme l’importance de l’image, toutes générations confondues, lorsqu’elle questionne sur soi et les autres, tend un miroir, ouvre au dialogue …

