Du nouveau sur le Lab’Albums !

Depuis son ouverture, le 15 avril, nous voilà rassurées, Le Lab’Albums est très bien accueilli et, petit à petit, rencontre son public.

Depuis, nous avons avancé tous azimuts :

  • une cinquantaine de nouveaux albums (notamment de nombreuses nouveautés éditoriales)
  • de nouveaux artistes à découvrir ou redécouvrir 
  • Une exposition dans l’espace Galerie regroupant les créations des étudiants de notre partenaire l’ESAL . Ces œuvres ont été exposées dans le cadre de la Foire internationale du livre de Bologne et à Épinal en 2025.
  • Un article de Francine Foulquier sur l’artiste Paul Cox
  • de nombreuses publications sur nos réseaux sociaux Facebook et Instagram ( pour nous trouver et nous suivre : Le Lab’Albums ) 
  • Une thématique: La photographie dans l’album de littérature de jeunesse.

Pourquoi ce sujet ? Parce que la photographie dans l’album de jeunesse n’est pas très présente alors qu’elle l’est dans le quotidien des enfants.Traditionnellement associée au documentaire ou au reportage, l’image photographique semblait a priori moins adaptée à l’univers des albums jeunesse . Les premières parutions remontent aux années 1930, avec des créateurs audacieux qui ont su détourner les codes établis pour créer de véritables œuvres hybrides.

De nombreux artistes photographes ont su provoquer le regard, solliciter une attention, apporter une poésie à la banalité du quotidien. Les imagiers photos parce qu’ils subliment, étonnent et invitent à lire le réel autrement, aiguisent le regard des enfants ; D’autres fois, ils s’éloignent du réel revisité et sublimé  par les artistes pour aller vers l’imaginaire et la fiction. La photo sort ainsi de son cadre habituel et établit un pont entre réalité et imaginaire, invitant le lecteur à la considérer dans ses différents aspects, assez loin de l’album photo de famille auquel les enfants sont habitué. Cette tension entre réel et imaginaire devient alors le moteur narratif de nombreux albums photographiques.

Éditer un album photo suppose un coût et une exigence particulière de reproduction,  alors que le public se montre encore parfois réticent . Il faut donc saluer les choix de certains éditeurs.

Les éditions des Grandes Personnes proposent de nombreux livres photos notamment de l’artiste Ianna Andréadis qui s’inspire autant de la nature et de ses voyages que de son environnement quotidien, source de création et de projets. Avec le ciel, l’eau, la forêt tropicale, les feuilles d’automne, Ianna raconte des histoires grâce aux vis à vis des images par double-pages ; ou citons encore, entre autres, Claire Dé avec Arti show et l’Imagier des formes, et Gabriele Galimberti avec Mes jouets préférés .

Les éditions MeMo nous régalent avec les rééditions de Deux petits ours d’ Ylla première photographe animalière, ou Taka Chan et moi de Heikoh Hosoe, grand photographe japonais.

L’école des loisirs- Kaléidoscope a été précurseur en important et publiant dès les années 1990 le travail innovant de Tana Hoban grande photographe américaine du réel questionné, avec Noir sur blanc et Blanc sur noir ou Regarde bien, Des couleurs et des choses, Exactement le contraire, Le zoo des z’enfants ;  mais également avec « Album » un Abécédaire de photos d’artistes conçu par Grégoire Solotareff et Gabriel Bauret. Petits bleus dans Paris paru en 1993, un ovni délicieux, est un bel exemple de cette complicité qui peut exister grâce à la photo dans l’album jeunesse pour explorer le lien entre le réel et l’imaginaire; Joëlle Leblond en parle très bien  »  Nous partageons avec Véronique( Willemin) , le même désir de rendre ses photos noir et blanc accessibles aux enfants. Notre idée est qu’en introduisant dans une photo noir et blanc une partie illustrée ou peinte en couleur, on mêle rêve et réalité. »

La réédition en 2023 de l’album, Paulina et moi de Hans Limmer (texte) et David Crossley (photo), classique allemand de photolittérature (1970) par les éditions La Partie est à re-découvrir absolument!

Katy Couprie et Antonin Louchard chez Thierry Magnier, ont su intégrer la photographie à d’autres expressions graphiques dans leurs imagiers dynamiques Tout un monde, Au jardin, A table, Tout un Louvre, jouant sur les associations d’idées. Installant ainsi avec humour et drôlerie la photographie comme expression artistique au même titre que les autres médiums dans l’album jeunesse.

En réconciliant réel et imaginaire, documentation et fiction, la photographie enrichit considérablement les possibilités narratives et éducatives de l’album jeunesse, participant à la formation du regard et à la sensibilité esthétique des jeunes lecteurs. 

Tous ces albums sont présents sur notre site : pour les retrouver facilement il suffit  de cliquer « photographie » dans le déroulant « univers graphiques » 

Pour en savoir plus : Lire l’ouvrage de Laurence Le Guen « Cent cinquante ans de photolittérature pour les enfants » paru aux Editions MeMo en 2022 /https://www.editions-memo.fr/livre/150-ans-de-photolitterature-pour-les-enfants/